Petite analyse du sol

Comment réaliser une analyse sommaire de terre, technique communiquée par CK :
« Je prends de la terre, le prélèvement ne se fait pas a la surface, mais a 10 cm de profondeur (idéalement on peut mélanger plusieurs prélever fait dans une même zone pour avoir un résultat plus représentatif )
Ensuite je mets cette terre dans un bocal (3/4 du bocal remplie de terre ), ce bocal doit avoir les bords lisses et être le plus étroit possible, l’idéal est d’utiliser une éprouvette graduée . On complète ensuite le bocal avec de l’eau (personnellement je remplis avec de l’eau déminéralisée car j’en profite pour faire un test du pH ) en laissant quand même un peu d’air dans le bocal, puis on mélange énergiquement pendant quelques minutes et on laisse reposer .
Le sol est constitué de sables, de limons, et d’argiles, les plus gros (sables et limons) vont rapidement se déposer au fond du bocal du plus gros au plus fin, mais l’argile est un très fine particule, et donc selon la composition de votre sol : complexe argilo humique important, variant selon la région … il faudra attendre plus ou moins longtemps, personnellement, j’ai du attendre 4 jours que les argiles se déposent (faut pas être pressé). Bref, quand l’eau est redevenue claire, on peut passer à l’étape suivante .
Dans le bocal, des strates de différents éléments se sont déposées, il faut réussir à bien les différencier : Les sables sont visibles a l’œil nu, dés que les grains ne sont plus différentiable ce ne sont plus des sables
L’argile est la couche supérieure, elle peut avoir une couleur différente et elle est très « volatile » au moindre mouvement du bocal elle bouge
les limons sont donc situés entre la couche de sable et la couche d’argile
les éléments flottants à la surface sont de la matière organique
il vous faut maintenant mesurer les différentes couches ainsi que la hauteur totale
sol analyse
une fois les mesures réalisées, il faut convertir tout ça en pourcentage ce qui donne :
% de sables = (Hauteur de sables X 100)/ hauteur Total
% de limons = (Hauteur de limons X 100)/ hauteur Total
% d’argiles = (Hauteur de argiles X 100)/ hauteur Total
ce qui fait pour mon exemple :
54% de sables
40% de limons
6 % d’argiles
Pour connaitre la texture du sol, on utilise le triangle des textures :
Il faut mettre sur les trois axes les pourcentages d’argile, de limons et de sables, pour
chacun des points ainsi trouvés, tracer une parallèle à l’axe précédent( dans l’ordre des flèches ) .
donc pour tracer les 40 % de limons, je repère le 40% sur l’axe des limons et je trace une droite parallèle a l’axe des argiles.
voila ce que ça donne pour mon exemple :
textures triangle
mon sol est donc limono-sableux !
La détermination du pH se fait avec un pH-mètre et solutions étalons (contacter CK pour avoir le matériel) :
ph
Source : connaitre-la-qualite-de-la-terre-de-mon-jardin  »
La couche supérieure de couleur sombre détermine le taux de matière organique.
La présence de complexe argilo-humique se détermine d’après l’agrégation des mottes

Pour télécharger cet article en pdf : analyse du sol

la permaculture selon Sepp Holzer

Sepp Holzer à créé l’une des plus belles réussites en permaculture. Il excelle dans de nombreux domaines : légumes, fruits, céréales, élevage et pisciculture, champignons. Son expérience est d’autant intéressante qu’elle fut menée sur 40 ans et dans des conditions climatiques (froid, altitude entre 1000 et 1500 m) et géologiques (pente forte) difficiles.

La ferme der Krameterhof se situe dans l’endroit le plus froid de l’Autriche. C’est sur ces terres que Sepp Holzer expérimente depuis plus de quarante ans une forme d’agriculture alpine inspirée des principes de la permaculture. Les résultats sont là : la ferme produit des légumes, des fruits, des porcs, des poissons, des champignons, des céréales, des graines et des plants. Sepp Holzer réussit à faire pousser en plein air des citrons, des cerises et du raisin sous le climat peu favorable de ce que l’on appelle la « Sibérie autrichienne ».
Aménager le paysage et construire des partenariats écologique
La méthode de Sepp Holzer consiste à réaménager le paysage, à remodeler la montagne, en créant des terrasses et des bassins sur les versants de sa propriété. Il a ainsi créé plus de 70 bassins totalisant une superficie de 3 hectares. Selon un principe d’efficacité énergétique énoncé par l’inventeur de la permaculture disant qu’un élément doit remplir plusieurs fonctions, les aménagements mis en place contribuent à stopper et canaliser les ruissellements d’eau responsables de l’érosion des sols, à fournir une importante réserve haliotique, et à créer des microclimats bénéfiques aux cultures.Plan des jardins & bassinsLa mise en place de ces systèmes nécessite l’utilisation de gros engins, comme les tractopelles, mais, une fois les terrasses et les étangs créés, la maintenance de ces aménagements ne nécessite que peu d’énergie, ce qui en fait d’excellents investissements.
Ces aménagements remplissent plusieurs fonctions, qui sont centrales à la réussite écologique de la ferme. Les terrasses de pierres et les étendues d’eau accumulent la chaleur pendant la journée, et la diffusent pendant la nuit, réduisant ainsi les écarts de température. Les bassins réfléchissent les rayons du soleil sur les forêts ou vergers alentour, leur permettant d’emmagasiner la chaleur, créant ainsi un microclimat sur chaque lieu. Pour assurer une protection supplémentaire face aux vents et au gel, une rangée d’arbres est disposée en forme de « U » (voir illustration) permettant d’emprisonner encore plus la chaleur de la zone et lui assurant des conditions clémentes pour les plantes exigeantes (arbres et arbustes fruitiers, légumes).
Pour Sepp Holzer, il est fondamental de coopérer avec la nature plutôt que de la combattre. Les animaux domestiques et sauvages ont un rôle dont il peut tirer avantage. Les cochons – une race slovène ancienne et rustique – ameublissent constamment la terre en cherchant leur nourriture dans le sol avec leur groin ; ce labourage animal permet en plus d’accélérer la décomposition des matières organiques pour enrichir le sol. Même les taupes et les souris, souvent considérées comme nuisibles, lui permettent de propager les plantes en laissant des racines ou des graines dans leurs abris hivernaux.
Concernant les végétaux, Holzer s’appuie sur un compagnonnage d’espèces formant une guilde où chaque plante tient un rôle. Les espèces repoussent les parasites des autres par leur couleur, leurs épines ou leurs sécrétions, offrent une protection contre le vent, fournissent des minéraux inaccessibles aux systèmes racinaires des autres plantes. La synergie créée bénéficie à toute la communauté de plantes. Lorsqu’il plante des arbres pour son activité de pépiniériste, Holzer sème dans la foulée un mélange de graines d’une cinquantaine d’espèces qui apportent au plant les conditions nécessaires et naturelles pour sa bonne évolution.  Ses choix en matière de plantes compagnes sont issus des observations qu’il a pu faire depuis son installation. Sepp utilise des semences traditionnelles, anciennes et éprouvées.
Grâce à ses aménagement astucieux et aux partenariats écologiques qu’il a mis en place, Holzer peut cultiver une production étonnamment diversifiée sans utiliser d’engrais industriel ni de pesticides.

Source : http://madeinearth.wordpress.com/2010/01/19/der-krameterhof-ou-comment-faire-pousser-des-citrons-dans-la-%C2%AB-siberie-autrichienne-%C2%BB/

chez Sepp Holzer, Autriche

« Depuis notre enfance, qui a été imprégnée de vie à la ferme de nos parents, des exploitations de montagne, nous avons été profondément enracinés dans la nature. Beaucoup d’idées, que nous avons réalisées avec succès, datent de cette période. La nature était notre terrain de jeu et nous avons appris à la comprendre. Comme la plupart des enfants d’agriculteurs de montagne de cette génération que nous aidions les travailleurs à la ferme. Étant donné que nous n’avions pas vraiment de jouets, nous avons joué avec le sol, l’eau, les plantes, les racines et les pierres. Il n’y avait pas de limite à notre imagination.
À un âge précoce, nous avons commencé à cultiver des plantes dans les jardinières de notre mère et très vite en jouant avec la nature, cela s’est transformé en passion pour tous les êtres vivants et en pleine croissance. Quand j’ai commencé ma formation d’agriculteur spécialisé en vergers, j’ai été dirigé sur une fausse piste: l’agriculture avec des engrais et des pesticides.
Très vite, j’ai commencé à réaliser que l’agriculture conventionnelle ne ferait que créer des coûts plus élevés, plus de travail, et des plantes qui demandent des soins constants. Ainsi, après quelques échecs, je suis retourné aux méthodes d’élevage que j’avais été utilisées étant enfant. Depuis plus de 30 ans, mon épouse et moi avons fait tourner le Krameterhof dans la région de Lungau, qui est dans la province de Salzbourg, et appartient à l’agriculture de montagne zones III et IV.
Nous avons étendu notre ferme, à l’origine de 24 hectares, à 45 hectares. Les principaux domaines de la ferme qui étaient stériles, sont redevenus productifs. En conséquence, la valeur standard de la ferme a été portée de 1,744 € à 17,950 €. Notre façon de penser l’agriculture dans les cycles naturels et les interactions s’est révélée utile.
C’est seulement en 1995 que nous avons appris, que notre approche non conventionnelle de l’agriculture pouvait être décrite comme la permaculture. Le terme a été inventé par l’Australien de l’environnement scientifique Bill Mollison. La Permaculture implique l’agriculture dans les cycles, sur le modèle des écosystèmes autosuffisants naturels.
Sepp Holzer »