Projet d’un espace permaculture à Strasbourg

Projet d’un espace permaculture (en cours de construction)
vous êtes conviés à la prochaine réunion est prévue mardi 30 octobre
pour la parcelle St-Gall / Muhlbeucheluchel de 3ha
Parc Naturel Urbain de la Bruche

1. Objectifs / synopsis
Le  projet a pour objectif de valoriser l’usage de l’ensemble ou partie de la parcelle Mulerbeuchel (3 hectares) afin  d’expérimenter et de promouvoir différentes dimensions de la permaculture, dans un souci de cohérence avec le territoire, ses usagers et l’ensemble des autres projets.

2. Actions thématisées

Préalable :
– Il faut dissocier ce que l’on est capable de réaliser pour nous-mêmes, pour répondre à nos besoins, et avec nos moyens en autoconstruction / autofinancement (max. 5 000 m² pour 20 familles) de ce que l’on peut proposer à l’échelle du projet (30 000m²) mais sans le faire par  nous-mêmes. Voir notes techniques en bas de page.
– Le site St-Gall a une taille comparable au Jardin botanique de Strasbourg (sans la partie de l’observatoire), pour avoir une idée de l’aménagement que cela représente. Le parc de l’Orangerie est nettement plus grand.

2.1 Éléments de philosophie :
– Créer une opération de transition (zéro pétrole – zéro chauffage – zéro pollution).
– Créer une mise en commun de moyens afin de réduire d’au moins 50% le temps de travail et de permettre une gratuité des services.
La répartition des tâches en fonction des disponibilités et des affinités de chacun permet de gérer beaucoup plus efficacement les interventions nécessaires (réduction des déplacements, moins d’indisponibilités, plus de plaisir, réduction de la pénibilité, veille accrue, etc.). On rappelle que nombre des permaculteurs de Strasbourg travaillent et sont en plus chargés de famille. Ils n’ont donc qu’une très faible disponibilité.
Les interventions peuvent aussi être réalisées en équipe, ce qui est plus sympa que d’agir seul dans son coin.
– Utiliser une structure d’aménagement de type Jardin botanique dédiée à l’alimentation pendant les 4 saisons. Les parcours et circulations peuvent être organisés de façon à découvrir les fruits et légumes à chacune des 4 saisons, dans un contexte paysagé.
– Contrairement au Jardin botanique de Strasbourg qui assume une fonction essentiellement conservatoire, ce projet se présente comme un modèle ou un outil résolument tourné vers les problématiques d’avenir (alimentation et proximité).

2.2 Grands équipements :
– un espace de travail polyvalent clos et couvert passif autoconstruit (paille porteuse par exemple) qui puisse servir de centre de formation en permaculture (possibilités de projection visuelle, cuisine, rangements, etc.)  et d’atelier (vannerie, fabrication de ruches, miellerie, etc.)
– un espace d’accueil extérieur couvert convivial pour travail en groupe, banquets, conférences
– une aire naturelle de camping, enjeu renforcé par les travaux programmés avant 2015 de montée en gamme (4 étoiles !) du camping de Strasbourg (qui se trouve à 500m du site) et la délocalisation de l’auberge de jeunesse. Il y a un enjeu évident pour les jeunes et les pesonnes à faibles ressources en général. Pour donner une idée, le camping de Strasbourg génère à ce jour un flux de 40’000 personnes/an (source : camping)
– une aire de représentation en plein air
– des toilettes sèches
– un rucher-école
– un rucher de production
– une basse-cour avec volière et tracteur à poules
– une ou plusieurs habitations pour assurer une présence sur le site (de préférence en haut de talus : vulnérabilité à la remontée de la nappe dans la partie sud du site).
Les occupants seraient partie prenante.
– un édifice observatoire-belvédère

2.3 Mise en communauté de moyens et petits équipements :
jardin collectif (les jardins individuels ne sont pas forcément souhaités)
guinguette (à travailler de préférence en partenariat avec les JMV)
– grande cuisine
conserverie
– conseil / formation permanente en permaculture, agriculture naturelle, apiculture et petits élevages
banque gratuite de graines, bulbes et boutures
– production de graines, bulbes et boutures
– production des plantules de légumes d’été (tomates, poivrons, etc.) (sauf partenariat avec les JMV)
séchoir commun à aromatiques
– séchoir commun à fruits / champignons
four solaire commun pour conserves
ateliers de cuisine, menuiserie, réparation de vélos, poterie en terre crue
– cérificateur solaire
– miellerie
– pressoir
serres d’hiver
– serres d’été
– petit outillage (grelinettes, plantoirs, sécateurs, etc.)
– production de BRF, compost
– ressourcerie  / zone de gratuité (dépôt d’objets pour mise à dispositon gratuite, cf. expériences au Canada)
– animaux

2.4 Aménagement du site :
–  une forêt comestible totalement ouverte, à l’échelle du quartier (cf. expérience de Seatles),
– des arbres têtards pour production de bois, de perches,
– liaisonner tous les massifs boisés et les vergers afin d’établir des corridors écologiques (transit et lieux de vie des auxilliaires tels que renards, fouines, hérissons),
– créer des amoncellements de vieux bois et des noues (baissière / swale) sur le coteau afin de :
– recueillir les eaux pluviales de ruissèlement pour abriter des batraciens et autres mangeurs de limaces,
– cultiver des plantes aquatiques comestibles,
– un étang à la Sepp Holzer,
– en fonction de la faisabilité hydraulique, récupérer les eaux de ruissellement de rues-pilotes à faible trafic en haut de talus (rue de la perheux et chemin du marais saint gall notamment)
–  installer les équipements produisant des eaux grises (atelier, espace d’accueil extérieur couvert, toilettes, etc.) en haut du coteau afin de  traiter les rejets par phytoépuration,
– les toilettes sèches devront être isolées mais en rapport direct avec les espaces de culture,
– créer des grandes buttes à la Sepp Holzer,
– créer une prairie avec ou sans animaux,
– plantes tinctoriales,
– parc à animaux.

2.5 Liaisons avec l’environnement :
– Relier les équipements de ce site de façon directe à l’école de Koenigshoffen pour permettre une fréquentation des enfants et/ou des parents après l’école et ainsi faciliter les récoltes au quotidien, toute l’année.
–  Créer et structurer un maillage de circulations douces avec toutes les fonctions et tous les territoires périphériques (habitat, JMV, déchetterie, jardins, etc.), notamment :
– Une dorsale traversant l’ensemble du PNU d’est en ouest à l’écart du trafic et maillant toutes les centralités stratégiques :
déchetterie pour récupération des déchets verts et bruns  bio.
Demander des bennes spécifiques pour ces déchets.
… autres jardins familiaux périphériques pour qu’ils puissent bénéficier de nos services (banque de graines, séchoirs, composts, etc.) notamment celui de la Holzmatt dont la benne fonctionne très mal aujourd’hui (qualité du tri).
… camping
… centralité de la Tour du Schloessel, lieu de vie et d’animation du parc, zone d’apiculture
– Raccordement au Tram montagne verte afin de permettre la convergence d’usagers à l’échelle de l’agglomération pour certains événementiels

– conforter des entrées structurantes à l’échelle du site : accès tout mode depuis la rue lemire (ouest), entrée piétons/cycles à la maison gruber (sud/ouest), 1à 2 entrées rue des meules (ouest), rue de la perheux et chemin de saint gall (nord)
– Raccorder le PNU au Tram-Train (flux avec la Bruche supérieure) :
– optimiser l’accessibilité depuis Roethig (Velhop, nouveaux franchissements Bruche et canal)
– créer une station Tram-Train PNU / Koenighshoffen (ou relocaliser la station Roethig)

2.6 Divers :
– Penser une collaboration et/ou un partage des espaces ou des travaux avec les JMV.
Recenser tous les grands végétaux, notamment les fruitiers intéressants et les conifères à supprimer.
– Recenser les espèces invasives déjà présentes (renouée du japon, noyer d’amérique, vigne vièrge, etc.).
– Recenser les différents biotopes.
– Faire une étude agrologique de la parcelle (se rapprocher d’Alsace Nature à ce sujet)
– Programmer et organiser le plus rapidement possible la décompaction du sol actuellement planté de maïs (faire appel à un agriculteur équipé).
– Programmer le plus rapidement possible le développement de la vie du sol actuellement planté de maïs :
– apport d’humus, déchets bruns, déchets verts,
– semis de légumineuses,
et si possible apport de BRF.
– Visualiser le secteur inondable (implantation du bâti et des équipements, adaptation du végétal).

2.7 Problématiques induites :
– vandalisme,
– pillage / veille ; le modèle du Jardin Collectif du Quartier Gare (Asso Zeûgme) semble monter qu’un tel projet est viable sans craindre de pillage outre mesure.
On peut néanmoins opter pour :
– une présence humaine permanente en prévoyant des habitations par exemple,
– une majorité de végétaux sauvages et / ou non identifiés comme  comestibles (tomates vertes, courgettes jaunes, fruits sauvages ou de petite taille, etc.),
– des matériaux et de l’outillage de récup’ cherché à la déchetterie voisine ou fabriqué au prochain DIY (Do It Yourself)
– sol cultivé contaminé par les pesticides issus de l’agriculture moderne.

Ordre du jour de la prochaine réunion de travail ce mardi 30/10 à 20h00 chez Fifi Humm 3 faubourg de Saverne :
– recenser les compétences dont nous disposons,
– recenser nos besoins individuels,
afin de nous positionner par rapport au potentiel du projet et aux attentes des services de la Ville de Strasbourg.

Rappel pour ceux qui n’ont pas participé à la précédente réunion :
Présentation du projet en 4 documents partagés :

1) Enjeux identifiés lors des phases préparatoires du projet (pour mémoire)
2) Liste des personnes intéressées par le projet (à compléter)
3) Brainstorming du 01/10/2012
4) Notes techniques

Soutien de projets

Pour aider dans vos projets, l’association Terre de liens est un espace d’échanges et de débats dont le but est d’élaborer des compétences communes sur l’accès collectif et solidaire au foncier,
Et permettre l’installation ou le maintien de lieux agricoles biologiques ou biodynamiques, et plus généralement, soutenir les projets qui vivifient le sol, respectent les paysages et l’équilibre des écosystèmes.
terredeliens.org

Vallée de Munster en transition

Du 31 octobre au 2 novembre 2012, rencontres à Munster sur le thème de la transition, autour de conférences, d’ateliers, d’un marché, de concerts et d’un film débat.. entrée gratuite.
rdv à prendre : le Jeudi 1er novembre 2012, de 10h00 à 11h30, Conférence sur le sujet de la Permaculture vivrière avec Christophe K.
programme détaillé par ici : Natur’en Vie | Vallée de Munster en Transition.

Présentation de la permaculture

Mini-marché et Compagnie*
dimanche 21 octobre 2012 à partir de 13h – entrée libre!
-à partir de 13h: mini-marché des producteurs
14h présentation permaculture  (association Brin de paille )
-17h Mouton 2.0 projection et débat sur le puçage électronique
-19h: repas (assiette paysanne) : 5€
-20h « Bals Sauvages »
-en continu : buvette et petite restauration
Molodoi, 19 rue du ban de la Roche à Strasbourg
*organisé par Codissol (collectif de distribution solidaire de produits issus de l’agriculture biologique et / ou paysanne en circuit de proximité et / ou court)

Banque de semences en cours

Voici pour l’actualité de la Banque gratuite de graines, plants, greffons pour variétés adaptées à la permaculture de Strasbourg qui s’effectue grâce à des bénévoles.
Présentation des horaires d’ouverture de la Banque gratuite de graines, plants, greffons située au 5 rue Martin Bucer à Strasbourg :
– le 08/02/2013 de 17h00 à 19h00 : pour effectuer les semis de cultures estivales de serre (tomates, poivrons, aubergines, etc) et la distribution de boutures,
– le 26/04/2013 de 17h00 à 19h00, juste avant les saints de glace, pour effectuer les semis en pleine terre (haricots, salades, etc) et la distribution de boutures,
– le 12/07/2013 de 17h00 à 19h00, pour effectuer les semis d’hiver
– le 15/11/2013 de 17h00 à 19h00, pour effectuer les semis de printemps et surtout remplir la banque avec vos récoltes de graines et bulbes de l’année écoulée !
Vous pouvez évidemment prendre vos semis et bulbes de l’année en une fois.
Christophe K se tient à votre disposition pour tout conseils de culture à ces heures d’ouverture de la banque. La banque est aussi accessible lors de chaque réunion ou atelier organisés au 5 rue Martin Bucer (donc 1 à 2 fois par mois).

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Pour rappel, voici le détail du projet :

Message de Christophe K, Correspondant local du réseau Brin de Paille pour le Bas-Rhin… A faire connaître, et surtout n’hésitez pas à participer !

Nous constituons actuellement un groupe local de producteurs bénévoles afin d’alimenter une banque gratuite de semences, boutures et jeunes plants : http://w67ny.titanpad.com/4

L’idée est de reprendre localement le flambeau des Jardins des Fraternités Ouvrières, avec quelques adaptations :
– produire toutes les graines nous-même et les diffuser gratuitement, contrairement à ce qui se fait à Mouscron.
Pour ceci on ne peut avoir qu’un nombre très limité de variétés proposées, contrairement à ce qui se fait à Mouscron.
Les membres de notre groupe local prennent individuellement la production et la mise en sachet (50 à 100 sachets) d’une ou deux variétés.
Nous récupérons déjà de belles quantités de semences à droite et à gauche au fur et à mesure que l’information se diffuse.
Ne pas avoir de trésorerie simplifie grandement le travail et il est important d’apprendre aux permaculteurs débutants à produire eux-même les graines, boutures et bulbes.
Acheter/vendre est un reflex qui est à oublier en permaculture.
– exceptionnellement acheter les graines indisponibles pour l’instant dans nos jardins et campagnes, et les revendre à prix coûtant afin de partager les frais.
– organiser une à deux fois par an une opération de distribution / échange de graines – bulbes- boutures – jeunes plants,
– permettre les commandes des correspondants des régions voisines à condition qu’ils centralisent et regroupent leurs commandes. A eux de distribuer sur place. Ils peuvent évidement venir sur place sans conditions.
Le mieux étant l’ennemi du bien et je pense que c’est déjà un gros challenge que de proposer un catalogue minimaliste de tous les principaux fruits et légumes (feuille+fleur+racine+fruit) faciles à cultiver dans l’est de la France.

Par principe on ne peut gérer :
– des commandes individuelles en nombre et par correspondance
– de la distribution à la demande, toute l’année, contrairement à ce qui se fait à Mouscron.

A rappeler : veiller à ne récolter que des graines reproductibles, donc non hybrides F1.